Prier le chapelet avec les clausules#


En résumé

Vous avez tendance à vous ennuyer lors de la prière du chapelet? Découvrez ici une autre façon de prier le chapelet, en méditant à chaque « Je vous salue Marie », un petit aspect de la vie de Jésus! Allons à Jésus par Marie!


Vous pouvez aussi cliquer ici pour télécharger une version MP3, à écouter partout!

D’où vient cette pratique?#

L’utilisation de « clausules », c’est à dire d’une petite phrase insérée dans chaque « Je vous salue Marie » est une pratique déjà ancienne, puisqu’elle remonte au 15ème siècle. Elle voit le jour dans la région de Trèves (Allemagne). Ce sont des moines chartreux1 qui proposeront d’abord cette façon de prier. D’ailleurs, on appelle parfois ce chapelet, le rosaire « cartusien », c’est-à-dire le rosaire des chartreux2.

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, l’un des saints qui a le plus écrit sur Marie et qui conseillait à tous la prière du chapelet, propose lui aussi cette méthode « pour célébrer la vie, la mort et la gloire de Jésus (…) et pour diminuer les distractions ».3 Encore plus récemment, deux saints papes ont conseillé cette manière de prière: Paul VI4 et Jean-Paul II5:

« C’est par l’accent qu’on donne au nom de Jésus et à son mystère que l’on distingue une récitation du Rosaire significative et fructueuse. (…), Paul VI rappelait déjà l’usage pratiqué dans certaines régions de donner du relief au nom du Christ, en ajoutant une clausule évocatrice du mystère que l’on est en train de méditer. C’est une pratique louable (…). Elle exprime avec force la foi christologique appliquée à divers moments de la vie du Rédempteur. Il s’agit d’une profession de foi et, en même temps, d’une aide pour demeurer vigilant dans la méditation. » (Jean-Paul II, Rosarium Virginis Mariae n°33)

Comment faire?#

Vous comprenez que l’un des atouts de cette manière de prière est de renforcer l’attention et de regarder la vie de Jésus avec le regard de Marie: c’est comme si, au gré des « Je vous salue Marie », on se promenait dans la vie de Jésus.

Tout se déroule comme dans un chapelet classique. Pour rappel:

En introduction:

  • un Je crois en Dieu,
  • suivi d’une Notre Père,
  • de trois Je vous salue, Marie
  • et d’un Gloire à Dieu

Ensuite on récite cinq dizaines, toujours sur le même format:

  • un Notre Père,
  • dix Je vous salue, Marie
  • et un Gloire à Dieu

La seule différence dans un chapelet avec clausules, c’est que l’on va insérer une petite phrase (appelée clausule) évoquant la vie de Jésus dans chaque « Je vous salue Marie ». Au lieu de dire « Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni » on insèrera par exemple:

  • « Jésus, baptisé par Jean dans le Jourdain, est béni »,
  • ou encore « Jésus, arrêté et condamné à mort, est béni ».

Cela peut d’abord paraître étrange, mais vous allez découvrir que cela devient vite naturel! Personnellement, j’ai même fini par apprendre par cœur ces clausules.

Quelles clausules utiliser?#

On peut trouver de nombreuses clausules (dans des livres ou en cherchant sur Internet). J’en ai moi-même sélectionnées ou composées 50 qui m’ont parue significatives de la vie de Jésus, et utilisant un langage plus adapté à notre temps.

Voici la liste complète des clausules utilisées dans la vidéo et le MP3 (cf. ci-dessus): → Cliquez ici pour télécharger les clausules


  1. En particulier, Dominique Hélion (dit aussi Dominique de Prusse ou de Trèves), sous l’impulsion de Dom Adolphe de Essen. Pour information, les chartreux forment un ordre de moines ermites, c’est-à-dire des moines qui vivent dans la solitude. En France (en Isère), on trouve la grande Chartreuse, qui est la maison mère de l’ordre. ↩︎

  2. Des indications détaillées sont données par Yves Gourdel (un chartreux), Le culte de la très sainte Vierge Marie dans l’ordre des chartreux, Beauchesne, Paris, 1952. ↩︎

  3. Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, Secret du Rosaire. Dans la deuxième partie du livre, consacré à la récitation du Rosaire, le saint propose plusieurs méthodes dont celle-ci, qu’il nomme « Méthode plus abrégée ». ↩︎

  4. Paul VI (1974), Marialis Cultus, n°46. ↩︎

  5. Jean-Paul II (2002), Rosarium Virginis Mariae, n°33. ↩︎